Bombarder le canard!

Vous connaissez?

Entre la bombe et le canard, on choisit lequel?… pour se faire un thé!

Au temps de la colonisation de la Nouvelle-France, les gens qui traversaient provenaient des provinces françaises du Nord-Ouest:

Bretagne… les Bretons

Normandie… les Normands

Anjou… les Angevins (L’Angevin… Langevin)

Santonge… Nos Saint-Onge

Poitou, Maine et Perche,  Touraine, Orléans et d’autres.

La raison est simple: à cause du voyage vers Saint-Malo, port de départ des vaisseaux vers la nouvelle vie, vers l’hiver cruel et le scorbut. Les hommes qui désiraient tenter le coup s’y rendaient pour attendre un départ… dans combien de temps? La nature décidait. Des jours? Des semaines? Des mois? Attendez votre tour Monsieur! Dès que le vent adonne: «All abord!» pour un périple incertain avec des inconnus.

Chaque province avait alors son parler propre. Les habitants des limites géographiques réussissaient quand même à se comprendre grâce aux échanges marchands. Tous ensemble pendant un voyage de quelques mois, le désir humain de communiquer étant fort, des gens qui ne partageaient rien, ou très peu, au niveau de langue développèrent leur vocabulaire.

C’est ainsi que pour faire chauffer de l’eau pour un thé, certains utilisaient une bombe, à cause de sa forme ronde.

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D’autres, un canard, à cause de la forme du bec verseur terminé en deux pointes.

Une fois descendu du bateau, les voyageurs rejoignaient les installations des colons de leur province d’origine. Par solidarité? Par confort d’us et coutumes? Ceci résulte dans le fait que des régions utilisent un terme ou un autre. Souvent on entend dire: «Vous appelez ça d’ même? Chez nous, c’est… »

Certaines appellations nous viennent d’autres pays et ça enrichit notre langue de jour en jour. C’est le cas du coquemar, la bouilloire telle que désignée aux Iles-de-la-Madeleine. Cette fois, c’est des Pays-Bas, avec leur «kookmoor», que provient ce régionalisme.

L’unification de la langue fut faite par les Filles du Roy (dont la réputation est incertaine) qui auraient eu cette mission de répandre la langue du monarque: le François, dans laquelle elles auraient été éduquées.

À cette langue devenue la base commune des terres françaises de l’époque, ont été gardés bien des mots d’origine.

C’est ce qui fait notre couleur charme!

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